Retour Menu Général
ABOU SIMBEL
- Une arrivée royale  - Le temple du Roi - Le temple de la Reine  - Moments d'exception

Sommaire Nubie

Cette page comporte 37 photos à ce jour

Arrivée à Abou Simbel par le lac Nasser
Retour Page d'Accueil

 
 
 


 
 
 


 
 
 


 
 
 
 

Généralités historiques
Abou Simbel, aussi appelé Ibsamboul au XIXe siècle, est constitué de deux temples construits sur la rive gauche du Nil, près de la seconde cataracte, à
environ 850 km du Caire.  Ces temples sont des hypogées, ou plus exactement des spéos creusés dans une falaise de grès vers 1250 av. J.-C. au cours de la
 trentième année du règne de Ramsès II et dédiés au roi et à la reine. La construction de deux temples couplés masculin-féminin comme symbole de la théologie
 du couple royal fut utilisée pour la première fois une centaine d'années plus tôt, par Aménophis III (v. 1402 av. J.-C.-1364 av. J.-C.), qui fit ériger ces temples
 à Soleb et à Sedeinga.
Ces temples, les plus importants monuments de l'ancienne Nubie, furent découverts en 1813 par l'explorateur suisse Ludwig BURCKHARD.
En octobre 1815, le voyageur et antiquaire anglais Williams John BANKES, accompagné par Giovanni FINATI visita le site et pénétra dans le petit temple.
En mars 1816, le consul piémontais DROVETTI, et ses collaborateurs CAILLIAUD et RIFAUD, ne parvinrent pas à embaucher assez de main d'oeuvre  pour
désensabler le grand temple. 
Enfin, le 1er aout 1817, l'archéologue italien BELZONI pénétra dans le temple de Ramsès.
Du 3 au 15 janvier 1829, Jean-François CHAMPOLLION et ses collaborateurs, reproduiront le dessin de la majeure partie de tous les bas-reliefs de la grande
 salle du temple du Roi...
En 1838, fasciné par cette civilisation, David ROBERTS résidera quelques temps à Alexandrie, puis louera une embarcation, et remontera le Nil pendant
 3 mois jusqu'à Abou Simbel, reproduisant avec minutie tous les temples bordant le Nil. Son oeuvre demeure encore aujourd'hui une source de documents
 précieux, témoignage del'état de conservation des sites à cette époque.


Dessin de Belzoni en septembre 1815

De 1964 à 1968, une campagne internationale dirigée par l'Unesco fut lancée pour sauver les temples de l'inondation dont les menaçait le lac Nasser, lors de la construction du grand barrage d'Assouan. Les temples furent découpés en 1036 blocs numérotés et stockés, certains pesant 30 tonnes ; ils furent reconstitués à un endroit situé 64 m plus haut, adossés à une falaise artificielle et hors d'atteinte des eaux qui recouvrent désormais l'ensemble de l'ancienne Nubie. Pour accueillir les édifices, le nouveau site fut renforcé avec du béton armé. Lors de leur reconstruction, leur orientation et leur disposition originelles furent respectées, aussi le site ainsi reconstitué donnne-t-il une image assez fidèle de ce qu'il était à l'époque.
Une Arrivée Royale

Jeudi 8 mars 2001, vers 11 heures 30... Abou Simbel, apparait à l'horizon

Le Temple du Roi


Le plus grand des deux temples est appelé le temple du Roi. Ramsès II le consacra à Amon et Horakhty, tous deux associés au dieu Rê, et à Ptah, les trois principaux dieux de l'Empire, adorés plus particulièrement à Héliopolis, Karnak et Memphis. Le temple fut aussi dédié à la forme divinisée de Ramsès II. La façade de grès rose du grand temple (40m de large sur 30m de haut environ) est ornée, de part et d'autre de la petite porte centrale, de quatre statues de Ramsès II assis, taillées dans le roc et mesurant chacune plus de 20 m de haut.
Conçu pour inspirer crainte et respect au peuple de Nubie, Ramsès II est représenté coiffé du némès surmonté du pschent, symbolisant la réunion des couronnes de la Basse Égypte et de la Haute Égypte. Dans son attitude, le torse nu, les mains posées à plat sur les cuisses, les pieds sur le sol, rien n'indique la violence. Néanmoins dans son expression, il laisse deviner une puissance
implacable, toujours prête à fondre sur les rebelles et à protéger les frontières du royaume

Abou Simbel, corniche supérieure de la facade
La corniche supérieure de la façade est ornée d'une théorie de 23 statues de babouins, emblèmes du soleil levant.

Au-dessus de la porte trône une statue du dieu Rê-Horakhty à tête de faucon et au corps d'homme (ci-contre).
Deux des statues de Ramsès II, situées sur le versant sud, portent des inscriptions laissées au VIe siècle av. J.-C. par des mercenaires grecs de l'armée de Psammétique II (v. 594 av. J.-C.-588 av. J.-C.), et qui sont parmi les plus anciennes inscriptions grecques datées.
Aux pieds du pharaon, douze statues représentent des épouses, fils et filles du roi, ainsi que la reine mère Touya.      
Entre les pieds de Ramsès, un enfant royal La reine Néfertari Le souverain porte la barbe postiche, le némes et sur le front un uraeus.

 La 1ère salle hypostyle

La première salle hypostyle ou Pronaos mesure 18 m sur 16 m 69 et s'ouvre sur huit salles latérales qui servaient de magasins destinés à recevoir les objets du culte et les offrandes (le temple a une profondeur de 55 m)

..
Cette première salle souterraine contient deux rangées de quatre piliers,
auxquels sont adossées des statues d'Osiris à l'effigie de Ramsès II de 7m de haut, tenant crosse et fléau. Le plafond est peint de vautours volant au centre et d'étoiles sur le pourtour.

Sur la paroi nord figure une série de bas-reliefs dépeignant la bataille de Kadesh, qui opposa les Égyptiens et les Hittites en l'an 5 du règne de Ramsès II (1274 av-JC). 
Ramsès sur son char..La bataille de Kadesh   La bataille de Kadesh..

Ramsès châtiant ses ennemisRamsès sur son char accompagné de son lionOffrandes au dieux HorusUne des 8 chambres latérales   
        
La 2ème salle hypostyle
L
es parois de la deuxième salle sont enrichies de scènes rituelles montrant le roi Ramsès II accompagné de son épouse Néfertari.
Le Sanctuaire
La troisième et dernière salle, ou sanctuaire, est consacrée aux trois dieux Amon-Rê, Rê-Horakhty et Ptah.
Ramsès II se fit représenter à l'image des dieux et instaura de son vivant le culte de sa personne divinisée.
Le pharaon devint alors lui-même un dieu et plus seulement le fils d'un dieu.

En enfilade : la 2ème salle, le vestibule et le sanctuaire
Le temple est orienté vers l'est, de telle façon que, pendant les équinoxes ( 21 février et 21 octobre), les rayons du soleil levant viennent illuminer, dans cette dernière chambre du temple, les statues des deux dieux Amon-Rê et Rê-Horakhty ainsi que celle de Ramsès II. La statue du dieu Ptah, dieu funéraire, devait rester dans l'ombre.

Les quatre statues du sanctuaire   
Le Temple de la Reine
Abou Simbel, la facade du temple de la reine
La déesse Hathor - Deir El-Bahari
Le petit temple est appelé temple de la Reine en hommage à l'une des épouses de Ramsès II, la reine Néfertari. Il fut construit à 135 mètres au nord du grand temple dans la falaise nommée Ibshek. Il est aussi consacré à la déesse Hathor d'Abshek, déesse de la beauté, de l'amour et de la maternité.
La façade du temple de Néfertari est ornée de statues, quatre de Ramsès et 2 de Néfertari, séparées par d’importants contreforts ornés de profondes inscriptions hiéroglyphiques , la grande épouse royale y est représentée dans le rôle de Sothis.

Abou Simbel, la facade du temple de la reine
Aux deux extrémités, deux statues de 10 m de haut représentent Ramsès II. Elles encadrent les statues de Néfertari, habillée et coiffée à l'instar de la déesse Hathor, et des enfants royaux. 

Nerfertari et les enfants royaux
Abou Simbel, la facade du temple de la reine au lever du soleil
La porte s'ouvre dans le contrefort central...
6 heures du matin, le soleil vient de se lever...
Les rayons ne frappent pas encore la base de la façade.

     La salle hypostyle ou salle-cour est soutenue par 6 piliers dont la face intérieure est ornée de sistres à tête
           hathorique (ci-contre). Elle correspond à la cour intérieur en plein air d'un temple classique. 

     D'autres déesses sont invoquées, comme Satis, Anoukis, Ourethekaou et Mout. Des scènes rituelles montrent le roi 
           et la reine effectuant des offrandes. 

               

U
n vestibule menant à une série de petites salles latérales est orné d'une scène consacrée à la déification de Néfertari par Hathor
et Isis.
Le sanctuaire (Saint-des-Saints) est dédié au culte du couple royal divinisé et abrite le naos. Son axe est légèrement décalé vers le
nord par rapport à l’axe central du temple.

Moments d'exception
Etre seuls dans  le grand temple d'Abou Simbel est un moment privilégié et rare...

Seuls !       Seule !

 
Retour Haut de page